Le 28 janvier 2009
Dans quel monde vivons-nous ?
Elle s'appelle Gudelcia. Elle est congolaise. Sa mère qui a fui son pays et qui ne l'a pas vue depuis 3 ans a essayé de la faire rentrer en France avec de faux papiers. Gudelcia a été arrêtée, mise en zone d'attente (équivalent des centres de rétention pour ceux qui sont arrêtés à Roissy en zone internationale). La mère de Gudelcia a été arrêtée, puis libérée car elle est enceinte. Son domicile a été perquisitionné.
Après 3 jours en zone d'attente, Gudielca a été présentée devant le Juge des Libertés et de la Détention. La juge a constaté que la Police des Airs et des Frontières avait noté que Gudielca avait refusé de signer son procès-verbal d'interpellation.
Gudielca a 5 ans.
Gudielca a été libérée et remise à sa mère.
http://sanspapiers.blogs.liberation.fr/sans_papiers/2009/01/sans-papiers--1.html
Le 11 décembre 2008
Encore une erreur ...
Madame la Ministre de la Justice et des Bagouzes associées se préoccupe des victimes contrairement à ses ignobles prédécesseurs.
Lors de la remise du rapport visant à réformer l'ordonnance de 1945 relative à la déliquance des jeunes, la Ministre a déclaré : "Dans l’ordonnance de 1945 le mot « victime » n’apparaît à aucun moment, pas plus d’ailleurs qu’il n’apparaissait auparavant dans la loi de 1912".
Et donc grâce à la Zorro de la Chancellerie, cette erreur ahurissante va être rectifée et les victimes enfin reconnues. Ouf !
Sauf que c'est dans la version 1945 de l'ordonnance de 1945 que le mot victime n'apparaissait pas. Depuis, cette ordonnance a été réformée 34 fois et le mot "victime" y apparaît plusieurs fois explicitement.
Qu'est-ce qu'elle veut donc réformer la Garde de Sceaux ? L'ordonnance de 1945 telle qu'elle a été publiée ou telle qu'elle est appliquée aujourd'hui ?
Le 03 décembre 2008
Il faut lire toutes les lignes
Pour justifier sa politique ultra répressive envers les enfants délinquants, la ministre de la Justice et Chaumet réunis invoque un rapport de l'ONU qui fixe à 12 ans l'âge d'emprisonnement des mineurs.
Ce qu'elle n'a pas bien compris (comme lui a fait remarqué une ancienne ministre de la Justice), c'est que le rapport de l'ONU suggère d'augmenter à 12 ans l'âge minimal d'emprisonnement pour les pays qui foutent en tôle des gamins encore plus jeunes, pas de l'abaisser à 12 ans quand l'âge minimal est supérieur à 12 ans.
Le 19 septembre 2008
La faute au sous-fifre
Il y a quelques jours, j'ai entendu le criminologue sarkozyste Alain Bauer expliquer doctement que si le fichier Edvige contenait des informations sur les mineurs de 13 ans et sur les habitudes sexuelles des leaders politiques, c'était la faute du fonctionnaire qui avait rédigé le décret mettant en place ce fichier et qui avait tout mélangé.
M. Bauer oubliait juste un truc : c'est que la création du fichier Edvige avait été décidé au plus haut niveau de l'Etat et que le décret d'applications l'instaurant avait été signé par des ministres. Ils ne lisent donc pas ce qu'on leur donne à signer ?
En attendant, Edvige a vécu, du moins sous la forme que le gouvernement essayait d'imposer. On revient à un fichage de personnes pouvant "porter atteinte à la sûreté de l'Etat" (comme le fichier avant Edvige) et plus pouvant "troubler l'ordre public". Quant aux mineurs fichés, le fichier introduit le droit à l'oubli. C'est moitié mal !